Acheter des métaux précieux : conseils pour bien débuter

La confiance dans les cryptomonnaies s’effrite au moindre tweet ; le cours de l’or, lui, traverse les siècles, indifférent aux modes et aux crises. Dans l’ombre des écrans et des algorithmes, les métaux précieux continuent de fasciner, de rassurer, de faire rêver. Et aujourd’hui, ils intriguent à nouveau, même chez ceux qui pensaient ne jamais y toucher.

De l’or au cuivre en passant par l’argent et le palladium, les métaux précieux longtemps vus comme désuets par une génération tournée vers le Bitcoin, prouvent une résilience remarquable. Ils restent ce rempart discret contre les turbulences, ce point d’ancrage bien réel quand tout vacille. Il n’est pas question ici de musées ou de caves pleines d’or en barre : leur attrait colle à leur époque, avec des usages aussi pratiques qu’historiques.

Mais derrière cette image parfois poussiéreuse, que désigne-t-on vraiment par « métal précieux » ? Que pèse un lingot lorsque le sol se dérobe ? Pourquoi ces actifs séduisent-ils toujours les investisseurs, débutants ou confirmés ? Les frontières entre monde numérique et patrimoine tangible se brouillent : à l’heure où blockchain et lingots s’allient, la donne évolue.

À noter : Ce contenu est proposé par Vera One. Les investissements en cryptomonnaies comportent des risques : informez-vous minutieusement et n’y engagez que des sommes que vous pouvez vous permettre d’y consacrer. Ce texte n’a pas pour vocation de démarcher.

Métaux précieux, de quoi s’agit-il ?

Osmium, iridium, rhodium, ruthénium… Ces noms retentissent comme des codes secrets. Ils appartiennent pourtant à la même famille que l’or, l’argent, le cuivre ou encore le palladium : celle des métaux précieux, adulés pour leur rareté et leur valeur. D’abord extraits du sous-sol, ils viennent aussi du recyclage, en nette progression. On les trouve fondus en monnaies, sertis en bijoux, présents dans des objets ultra banals.

Leur statut de précieux découle d’usages pointus, qui en font des ressources rares et disputées. Leur résistance à la corrosion les rend particulièrement recherchés dans l’industrie, la joaillerie ou l’électronique. Leur stabilité chimique, leur durabilité : autant d’arguments qui assoient leur réputation de bouclier, que ce soit pour mettre son patrimoine à l’abri ou sublimer une parure.

Depuis l’Antiquité, ces métaux servent de référence pour échanger, sécuriser un pouvoir d’achat. L’or et l’argent sont la matière brute de nombreuses monnaies, symbole tenace d’un patrimoine universel. Leur parcours se teinte aussi de récits et de mythes, jusqu’à Crésus, figure du roi fabuleusement riche dont la légende continue d’étonner.

L’expression « riche comme Crésus » ne vient pas de nulle part. Ce roi, qui régna vers -596 sur un royaume où coule le Pactole, disposait d’une source d’or exceptionnelle. Cette rivière aurifère enrichissait cités et orpailleurs : le souverain consacrait des quantités folles d’or, d’argent ou de statues précieuses en offrandes pour honorer les dieux. Une opulence qui a traversé les âges.

Des siècles plus tard, l’attrait ne faiblit pas. En 2020, l’or et ses frères brillent toujours, même quand l’économie tangue et les repères se brouillent.

Qu’est-ce qui leur donne leur valeur ?

L’extraction des métaux précieux forme une industrie complète. Leur rareté demeure le moteur principal de leur valeur, bien que des découvertes puissent déranger cet équilibre. Les dernières décennies ont vu des ruées vers l’or, des bouleversements techniques, des marchés qui s’ajustent à la moindre innovation. Aujourd’hui, les mines redoublent d’ingéniosité pour extraire la moindre once.

À mesure que la recherche de nouveaux gisements se complique, la ressource prend un caractère quasi unique, à l’instar du Bitcoin dont la quantité reste verrouillée. Cette raréfaction entretient la fonction de valeur-refuge et dope les prix.

Les métaux précieux ont infiltré notre quotidien à chaque niveau : smartphones, panneaux photovoltaïques, composants électroniques… Depuis un demi-siècle, la demande s’envole et l’impact écologique va de pair. Cette pression a rendu indispensable le développement du recyclage, qui gagne du terrain.

En France, la part d’or issue du recyclage frôle les 20 %. Mais cette proportion bouge, galvanisée par une sensibilité environnementale accentuée. Le débat public impulse des idées neuves : une taxe carbone dédiée aux métaux précieux est parfois évoquée, signalant un souci croissant de gestion responsable des matières premières.

Autre inflexion récente : depuis début 2021, les raffineurs suisses mentionnent l’origine exacte de l’or, qu’il provienne de mines, d’établissements bancaires ou du recyclage. Un pas vers la transparence qui pourrait se prolonger demain grâce à la blockchain, capable de tracer chaque lingot. L’industrie envisage ce futur de la gestion des métaux précieux en toute visibilité.

Lorsque la Terre ne suffit plus, les regards s’élèvent vers l’espace pour comprendre, et peut-être exploiter, de nouvelles réserves d’or et de minéraux rares.

Métaux précieux et cosmos : la prochaine étape ?

Un mystère occupe encore aujourd’hui les astrophysiciens : pourquoi l’or se trouve-t-il en si grande quantité dans l’univers ? Alors que les stocks terrestres s’amenuisent, l’examen des astres dévoile d’incroyables réserves. Les collisions d’étoiles à neutrons, souvent citées comme explication, ne couvriraient, d’après les calculs, qu’une petite partie de la masse repérée.

Des recherches publiées dans The Astrophysical Journal confirment que ni les phénomènes connus ni les modèles classiques ne suffisent à expliquer la masse d’or séquencée dans le système solaire, les météorites, voire notre propre étoile. Les scientifiques poursuivent l’enquête.

Ramenons les débats sur Terre. Les premières réserves d’or sont le fruit de vieilles chutes de météorites à la formation de la planète. Voilà comment, bien plus tard, l’humanité a pu découvrir ce métal convoité et bâtir des civilisations autour de lui.

Pour expliquer le volume retrouvé, les scénarios existants ne suffisent pas. D’après l’astronome Chiaki Kobayashi, il resterait encore plus de 50 000 tonnes d’or enfouies sous nos sols. De quoi attiser l’ambition d’explorateurs déterminés, sans devoir quitter la Terre pour l’espace.

Quels sont les 10 métaux précieux à suivre aujourd’hui pour investir ?

Si l’or a dépassé la barre des 2 000 $ l’once cet été, d’autres métaux précieux constituent des pistes sérieuses pour diversifier une allocation. Tour d’horizon des dix matières à prendre en considération :

  1. L’or, pilier du marché

Souple, inoxydable, convoité : l’or coche toutes les cases. Il s’est affirmé comme valeur de repli lorsque le Covid-19 a secoué les marchés, et reste un favori des investisseurs. Présent en Afrique du Sud, Australie, Chine, États-Unis, il irrigue l’industrie et la joaillerie.

Son prix n’a cessé de grimper ces cinq dernières années :

  1. L’argent : polyvalent et indispensable

L’argent détient le meilleur score de conductivité, que ce soit pour l’électricité ou la chaleur. Utile dans l’automobile, l’électronique, le médical, il provient notamment du Chili, Kazakhstan, États-Unis. Son cours a rebondi récemment, restant bien plus abordable que l’or, aux environs de 20 € l’once :

  1. Le platine, rareté et performance

Métal dense, malléable, quasi inusable, le platine résiste sans faillir à l’hydrogène. On le retrouve dans l’aviation, l’armement, les bijoux. Sa production se concentre en Afrique du Sud, Russie, Canada. Ses atouts résident autant dans la rareté que la robustesse.

  1. Le palladium, clé de l’industrie automobile

Apparenté au platine, le palladium s’avère fondamental dans les pots catalytiques et la joaillerie moderne pour créer l’« or blanc ». Il provient en grande partie des mêmes bassins miniers. Depuis 2020, ses cours ont doublé pour dépasser 2 500 € l’once, tirés par une demande supérieure à l’offre.

D’autres métaux précieux, moins connus mais prisés pour leurs propriétés uniques, complètent le tableau :

  1. Le ruthénium (groupe du platine)
  2. Le rhodium (ultra rare, utilisé notamment pour les miroirs et certains catalyseurs)
  3. L’iridium (lourd, très résistant)
  4. L’osmium (teinte bleutée, densité record, stabilité hors normes)
  5. Le rhénium (résistant à la chaleur extrême, précieux pour l’aéronautique)
  6. L’indium (issu du traitement du zinc, utilisé dans l’électronique et les alliages)

Le cuivre mérite d’être cité : il n’entre pas strictement dans la catégorie, du fait de son oxydabilité, mais il a joué un rôle monétaire et reste un matériau essentiel pour la technologie actuelle.

Se tourner vers les métaux précieux, c’est additionner diversification, stabilité à long terme et résistance aux crises. Leur consistance rassure là où la volatilité règne partout ailleurs. Se pose cependant la question du stockage : sécurité et accessibilité deviennent ici les maîtres mots, précipitant de nouvelles solutions où le numérique et le matériel se rencontrent.

L’or tokenisé : quand blockchain et lingots se rencontrent

Impossible de faire le tour de la question sans parler de l’approche initiée par Jean-François Faure. Après avoir lancé Aucoffre.com, Veravalor ou Veracash, il propose aujourd’hui VeraOne, une formule où or physique et blockchain avancent de concert.

Le principe est simple : un jeton numérique garantit la détention d’or physique stocké en Suisse. Ce stablecoin indexé à l’or veut conjuguer assurance, clarté et rapidité des opérations.

Ce modèle s’appuie sur plusieurs axes forts :

  • Une fraction des jetons VRO correspond à de l’or certifié LBMA, extrait suivant des critères éthiques.
  • Près de neuf parts sur dix proviennent du recyclage, et la part ne cesse de croître.
  • La cryptomonnaie VRO s’échange partout, immédiatement, de pair en pair.
  • Elle permet de s’appuyer sur la sécurité de la plus vieille des valeurs patrimoniales, tout en réduisant la volatilité propre au numérique.

Ce projet porte la rencontre entre tradition ancienne et innovation numérique, offrant un nouveau visage à l’investissement or.

Ceux qui veulent aller plus loin dans l’exploration des alternatives, des métaux précieux à la blockchain, trouveront que leurs chemins se rejoignent désormais. Entre digital et tangible, le futur de la valeur prend une épaisseur totalement inédite : nul ne sait jusqu’où ira cette alliance, mais elle a déjà commencé à transformer les règles du jeu.

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