Comprendre l’ordre limite et son fonctionnement en bourse

Investir dans la bourse nécessite une certaine connaissance que vous avez maintenant si vous avez lu les articles « Tout sur le compte de titres », « Le plan d’épargne », « Tout sur le carnet de commandes », « ordres d’actions classiques », « ordres d’actions complexes ». Vous savez donc lire un carnet de commandes et acheter ou vendre des actions. Mais savez-vous quand passer vos commandes boursières ?

A quelle heure de la journée placer ses ordres de bourse ?

Rien ne vous empêche de transmettre un ordre en bourse à n’importe quel moment de la journée, y compris la nuit ou le week-end. Si le marché est fermé, votre ordre attendra simplement la réouverture pour être pris en compte.

La Bourse fonctionne du lundi au vendredi. Soyez vigilant : même lors de certains jours fériés en France, les marchés peuvent rester accessibles.

La possibilité de passer un ordre à toute heure est réelle, mais ce n’est pas suffisant pour en garantir l’exécution. Plusieurs paramètres entrent alors en jeu : la compréhension du carnet d’ordres, la formulation précise de l’ordre… Pour ces aspects, les articles mentionnés plus haut sont une ressource solide.

Ce qui compte ici, c’est de cerner le bon moment pour placer son ordre.

Un peu d’histoire sur les systèmes de cotation

La vente aux enchères, la cotation assistée en continu (CAC : un acronyme qui a fait du chemin), puis d’autres modèles se sont succédé.

Jusqu’à la fin des années 80, le parquet boursier vibrait au rythme des cris des courtiers, des gestes codifiés pour transmettre les ordres d’achat ou de vente dans une atmosphère électrique. C’était l’époque de la « vente aux enchères ». En 1986, l’arrivée de la cotation assistée en continu (CAC) a bouleversé la donne, rapidement relayée dans les années 1990 par le New Listing System (NSC), puis par l’UTP (Universal Trading Platform) après la fusion des places de Paris et New York.

Ce bref détour historique éclaire l’importance de la cotation en continu, aujourd’hui au cœur du fonctionnement des marchés.

Comment se déroule une journée boursière ?

La session boursière démarre à 9h et se termine à 17h35. Selon leur liquidité, les titres sont répartis en différentes catégories de cotation.

La notion de liquidité désigne le nombre de titres échangés sur une journée. Cette donnée, déjà abordée dans les articles sur le carnet d’ordres, a des conséquences très concrètes :

Voici ce que cela implique selon le type d’action :

  • Une action peu liquide signifie que peu de titres s’échangent dans la journée. Vous pourriez alors voir votre ordre non exécuté, ou réalisé en plusieurs fois. Vendre l’ensemble de vos titres peut devenir difficile, et le prix peut évoluer défavorablement le temps que votre ordre se réalise.
  • À l’inverse, une action dite liquide voit un volume d’échanges élevé durant la séance. Cela vous permet d’acheter ou de vendre rapidement, sans difficulté particulière.

Les différentes catégories de cotation et leurs horaires

Marché continu (continu A ou B) :

Sur le marché continu, la journée s’ouvre avec une phase de pré-ouverture entre 7h15 et 9h.

Tous les ordres reçus depuis la clôture précédente (la veille, ou le vendredi soir pour le week-end) sont mis en attente jusqu’à 9h. Aucune transaction n’a lieu durant cette période.

À 9h, le système confronte l’ensemble des ordres et fixe le prix d’ouverture.

Ensuite, de 9h à 17h30, la cotation se fait de manière continue : les transactions se succèdent au fil des arrivées d’ordres. C’est le carnet d’ordres qui façonne le prix en temps réel.

Puis, de 17h30 à 17h35, la cotation s’arrête. Les ordres continuent d’être enregistrés, mais plus aucune transaction ne se fait. À 17h35, le système calcule et publie le dernier cours de la journée.

Marchés de fixation A et B :

Sur ces marchés, les échanges sont regroupés une (fixation B) ou deux (fixation A) fois par jour.

Les ordres s’accumulent, mais ils ne sont exécutés qu’au moment de la fixation : une fois à 15h00 pour les titres de catégorie B, à 11h30 et à 16h30 pour ceux de la catégorie A.

Quand passer ses ordres en bourse ?

Avec ces différentes modalités de cotation, il devient stratégique de connaître l’horaire auquel le titre qui vous intéresse sera coté. Cela permet d’analyser le carnet d’ordres au moment le plus opportun et d’optimiser la formulation de votre ordre d’achat ou de vente.

Sur un marché de fixation, il suffit de rater la fenêtre de cotation pour devoir patienter jusqu’au lendemain, avec le risque d’une évolution des prix entre-temps.

Le marché continu, lui, connaît des pics d’activité bien identifiés : le matin, dès l’ouverture, et en milieu d’après-midi, coïncidant avec l’ouverture de Wall Street.

Par ailleurs, la publication de chiffres économiques, qu’ils proviennent des États-Unis ou de France, peut provoquer des mouvements soudains et intenses sur les marchés.

Comprendre la notion de liquidité permet donc, selon l’horaire de cotation, d’anticiper la probabilité d’exécution de votre ordre : plus il y a d’échanges, plus vos chances augmentent.

La validité d’un ordre de bourse

Quand vous saisissez un ordre, vous indiquez aussi une durée de validité (un jour, un mois, etc.) qui correspond à une échéance.

Votre critère d’achat ou de vente est alors actif durant cette période. Si la condition n’est pas remplie avant la date limite, l’ordre disparaît tout simplement du carnet d’ordres.

Ce qu’il faut retenir

Vous détenez désormais la mécanique de la cotation boursière. Lire un carnet d’ordres, placer un ordre au bon moment, comprendre le fonctionnement des marchés : tout est à portée de main pour agir avec discernement.

Une question, un doute ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

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