Probiotiques : ce qu’il faut savoir

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Elles comprennent, notamment, les lactobacilles (bactéries du genre Lactobacillus), les bifidobactéries (bactéries du genre Bifidobacterium) et certains streptocoques (bactéries du genre Streptococcus). Concrètement, les probiotiques, ou souches microbiotiques, permettent de renforcer temporairement la flore intestinale pour que l’équilibre bonnes bactéries / mauvaises bactéries soit rétabli et que les premières puissent prendre le dessus sur les secondes. Les aliments fermentés regorgent de bienfaits pour notre organisme : ils renforcent les défenses, favorisent la digestion… Zoom sur les différents aliments fermentés (avec des conseils pour les consommer). Une étude épidémiologique et des études cliniques indiquent que les probiotiques pourraient être utiles pour prévenir le cancer et ralentir la progression des tumeurs (cancer de la vessie81,82), mais ces données restent préliminaires2,76,79.

Les études sur l’utilisation des probiotiques pour lutter contre l’infection par Clostridium difficile, responsable de colite, sont moins nombreuses et la variabilité des protocoles ne permet pas de tirer de conclusion définitive sur leur efficacité. Enfin, 2 études cliniques de faible envergure ont montré, chez des enfants, qu’une supplémentation par Lactobacillus Rhamnosus GG ou par la levure Saccharomyces boulardii n’améliore pas l’efficacité du traitement classique78,83.

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Probiotiques : comment bien les choisir

en apportant à l’organisme des quantités importantes de bactéries dument sélectionnées et testées, le microbiote, dont les liens avec la santé ont été démontrés, va être enrichi favorablement.

Dans une étude publiée dans la revue Clinical and Translational Gastroenterology, des neurogastroentérologues ont suivi 30 patients, certains prenant des probiotiques par voie orale, d’autres non. On peut noter toutefois que des résultats positifs ont été obtenus avec Lactobacillus rhamnosus GG, Lactobacillus plantarum, Bifidobacterium infantis, Streptococcus faecium, Streptococcus thremophilus, Saccharomyces boulardii et le mélange de bactéries lactiques VSL 3. Une méta-analyse a été conduite en 2008 pour évaluer les effets préventifs des probiotiques sur la pouchite, à partir de cinq études cliniques randomisées. Même si les pathologies intestinales comme la colite ou le syndrome de l’intestin irritable ne sont pas reliées à un agent pathogène défini, la prise de probiotiques améliore l’écologie intestinale des patients et leur procure très souvent une meilleure qualité de vie. Il existe aujourd’hui des preuves expérimentales et cliniques que l’interaction des probiotiques avec le système immunitaire ne se limite pas au système digestif47,48,53,94.

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Probiotiques

Les solutions alternatives, complémentaires aux traitements, peuvent aider à diminuer efficacement la douleur et à retrouver une bonne qualité de vie.

Les probiotiques désignent l’ensemble des micro-organismes vivants, bactéries ou levures, qui peuvent venir en aide aux bactéries naturellement présentes dans notre organisme. Tous les essais cliniques ayant porté sur la diarrhée ont été menés avec la souche de levure de bièreSaccharomyces cerevisiae Hansen CBS 5926, appelée Saccharomyces boulardii ou levure boulardii dans le commerce.

Les probiotiques sont présents de façon naturelle dans certains aliments du quotidien comme le lait et les fromages fermentés, les bananes, l’ail ou encore certains yaourts (ceux avec du bifidus actif, vous vous souvenez . Une méta-analyse récente (2010) conclut que les travaux sur cette question méritent d’être poursuivis, bien que les probiotiques n’aient démontré aucun effet positif, jusqu’à présent101.

Mais si dans certains scénarios, influer sur la flore intestinale peut être bénéfique, notamment après un traitement antibiotique ou dans le cadre d’une prise en charge contre l’obésité, la prudence est plus que recommandée aux personnes en bonne santé. En 2007, une autre méta-analyse menée par d’autres auteurs confirme que les probiotiques (en particulier Saccharomyces boulardii) réduisent de 15% la fréquence des diarrhées du voyageur104.

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Parmi les espèces étudiées, seules Saccharomyces boulardii, Lactobacillus rhamnosus GG et certaines combinaisons de deux probiotiques ont eu des effets significatifs dans la prévention de la diarrhée associée aux antibiotiques22. Cependant, la corrélation entre l’abondante documentation scientifique et les produits offerts sur les tablettes n’est pas toujours évidente : les études sont généralement effectuées avec des souches de bactéries qui sont la propriété d’une compagnie ou d’un laboratoire et qu’on ne trouve pas nécessairement dans le commerce.

Il ne faut pas confondre la levure de bière boulardii séchée à froid qui est « vivante » et la levure de bière ordinaire rendue inactive par un séchage à haute température. En 2001, les probiotiques ont été définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)1 comme des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels »  . Ce sont des bactéries de ce type qui servent généralement à la production du yogourt (Lactobacillus bulgaricus, Streptococcus thermophilus), de la choucroute, des légumes lactofermentés et du salami (Lactobacillus plantarum). com ou par courrier à l’adresse suivante : Uni-médias, à l’attention du DPO, 22 rue Letellier – 75015 – Paris, ou pour demander leur portabilité, en écrivant par courrier à l’adresse suivante : Uni-médias, à l’attention du DPO, 22 rue Letellier – 75015 – Paris ou par mail à dpo@uni-medias. Alors que très peu d’études ont prouvé l’efficacité des suppléments de probiotiques, certains médecins prescrivent ces bonnes bactéries pour soigner la gastro-entérite. Les plus récentes synthèses s’accordent à dire que des bactéries lactiques, en particulier Lactobacillus rhamnosus GG, Lactobacillus casei, Lactobacillus acidophillus, Bifidobacterium bifidus et la levure Sacharomyces boulardii peuvent réduire les risques de contracter ce type de diarrhée infectieuse, tant chez les enfants que chez les adultes4-7,97.
Cette stabilité repose sur les caractéristiques de la souche, le choix des ingrédients entrant dans la composition du probiotique, un packaging protecteur vis-à-vis de l’air  et de l’humidité, de préférence les sachets ou gélules sous blister.

Une étude récente (43 patients) indique que la prise de probiotiques, en conjonction avec du sélénium, pourrait réduire le cholestérol sanguin total de 12 % après 1 an de traitement80. Plus récemment, des résultats positifs ont aussi été obtenus avec Lactobacillus plantarum et une méta-analyse ciblant les études faites avec des lactobacilles est arrivée à la conclusion que les espèces Lactobacillus rhamnosus GG et Lactobacillus gasser, administrées seules, ou la combinaison de Lactobacillus acidophilus avec Lactobacillus casei ou Lactobacillus bulgaricus réduisaient les risques de diarrhées induites par les antibiotiques chez les adultes, mais pas chez les enfants29. D’autre part, les auteurs d’une méta-analyse portant sur 14 études randomisées et réalisée en 2007 concluent également à une efficacité des probiotiques qui, combinés aux antibiotiques, peuvent éliminer la bactérie106. D’autre part, dans le cas particulier de la transplantation de foie, les bienfaits d’un traitement aux probiotiques pour prévenir les infections et les complications postopératoires restent à démontrer70. Chez des personnes ayant subi une intervention chirurgicale de l’abdomen, l’administration de probiotiques ou de symbiotiques (une combinaison de prébiotiques et de probiotiques) permettrait de réduire les risques de pneumonie et de cholangite ainsi que la durée du séjour postopératoire à l’hôpital et du traitement antibiotique46.

En 2007, un revue de littérature a été publiée afin d’évaluer l’efficacité des probiotiques sur la vaginose bactérienne chez la femme enceinte. En 2008, une méta-analyse de 10 études cliniques (678 participants) concluait que les probiotiques pouvaient avoir un léger effet dans le traitement de l’eczéma, en particulier dans le cas d’atteintes modérées à graves102.

Si de nombreuses espèces bactériennes sont bel et bien néfastes et inductrices de pathologies, et certaines mortelles (par exemple, les staphylocoques, qui sont les premiers agents d’infections nosocomiales), d’autres sont essentielles à notre bon état de santé. L’effet des probiotiques sur les symptômes du syndrome de l’intestin irritable a fait l’objet de nombreuses études, depuis le début des années 200055-60. Des études cliniques publiées au cours des deux dernières années montrent que des suppléments de Lactobacillus F19, de Lactobacillus sakei ou d’une combinaison de Bifidobacterium bifidum et de Lactococcus lactis (Ecologic® Panda) réduisent l’incidence de l’eczéma chez des enfants plus à risque d’en être atteints90-92.

Plutôt que de s’auto-prescrire des probiotiques par voie orale, les médecins recommandent une alimentation variée et équilibrée, avec quelques probiotiques naturellement présents dans l’alimentation en cas de désordre intestinal : via les yaourts, la choucroute, le chou kale ou encore le kéfir.

Par contre, la combinaison Bifidobacterium longum et Lactobacillus rhamnosus ne semble pas avoir d’effet, aux doses testées (10 millions UFC chacune), sur l’incidence de l’eczéma de jeunes enfants asiatiques, ni sur leur sensibilité aux allergènes93.

L’utilisation de probiotiques, si elle ne constitue pas une indication médicale, peut entraîner une accumulation de bactéries dans l’intestin grêle, entraînant des problèmes cérébraux ainsi qu’un gonflement abdominal, arguent des chercheurs. Les espèces les plus étudiées sont les souches non pathogènes d’Escherichia coli, les bactéries du genre Bifidobacterium et un mélange de bactéries lactiques incluant des bifidibactéries, commercialisé sous le nom de VSL 3.

Probiotiques : comment bien les choisir

L’acide lactique est en effet connu pour être temporairement toxique pour les cellules cérébrales, entraînant des problèmes cognitifs, notamment au niveau des pensées et de la notion du temps. De 30 à 40 espèces de ces bactéries représentent 99 % de la flore qui forme un écosystème stable essentiel au maintien d’une bonne santé.

Les probiotiques, nous dit-on, sont bons pour la flore intestinale et le ventre, mais aussi pour l’humeur, l’immunité, les infections… bref, la santé en général.

Ceci rend difficile, pour l’instant, l’établissement de directives d’utilisation précises (quels patients dans quelles situations devraient prendre quels probiotiques).

En s’appuyant sur 12 études cliniques, la méta-analyse la plus récente11 sur l’utilisation prophylactique des probiotiques parvient à la conclusion que des doses quotidiennes d’au moins 10 milliards UFC de Saccharomyces boulardii ou d’un mélange de Lactobacillus rhamnosus GG et Bifibobacterium bifidus, offrent une protection contre la tourista. Donc si vous colonisez par inadvertance votre intestin grêle avec des bactéries probiotiques, alors vous avez un plus grand risque de développer une acidose lactique et des problèmes cérébraux”, a résumé le Dr.