Un panneau d’interdiction ne fait pas la différence entre une cigarette classique et une e-cigarette : la vapeur est traitée à la même enseigne que la fumée, souvent sans la moindre nuance. Résultat, pour bon nombre de voyageurs et d’usagers, vapoter revient à s’exposer aux mêmes restrictions que fumer, que ce soit dans une gare, un train ou même un avion. Pourtant, le droit allemand ne prévoit pas de législation nationale uniforme sur l’usage des cigarettes électroniques dans les transports publics. Les textes restent flous, et laissent le terrain aux règlements internes des opérateurs. Dans la réalité, chaque lieu public, et même chaque entreprise, définit ses propres règles. La Deutsche Bahn, mastodonte du rail, a choisi la rigueur : la vapeur y est bannie hors des zones fumeurs, tout comme la cigarette classique. Non, ce n’est pas une loi gravée dans le marbre, mais une règle de la maison, appliquée sans concession. Et si certains États autorisent la vape dans les bars ou restaurants, chaque établissement reste maître à bord. Il en va de même dans les trains : chaque compagnie, du réseau régional au TGV allemand, tranche selon sa propre doctrine. Le cas de la Deutsche Bahn reste emblématique. Les vapoteurs, nombreux à voyager sur le réseau, doivent composer avec un règlement interne sans appel, fixé par l’entreprise elle-même et décliné dans chaque gare, chaque train. Autant dire que la marge de manœuvre est mince, et que les discussions avec le personnel restent, dans l’immense majorité des cas, vouées à l’échec.
La règle, c’est la règle : la Deutsche Bahn ne transige pas
Peu importe l’endroit, restaurant, discothèque ou gare, les décisions concernant la cigarette électronique reviennent à la direction ou au propriétaire. Avec son réseau qui sillonne tout le pays, la Deutsche Bahn s’est dotée d’une politique stricte, clairement posée dans son règlement interne. À l’entrée des gares, difficile de se tromper : « Bienvenue dans notre station ! Nous tenons à ce que tous nos clients se sentent à l’aise. Merci de respecter les règles suivantes : il est interdit de fumer ou d’utiliser une cigarette électronique en dehors des espaces prévus à cet effet. »
Impossible de passer à côté du message : tabac et e-cigarette sont logés à la même enseigne. Seules les zones fumeurs font exception. Cette consigne s’affiche partout, de Hambourg à Munich. Tenter une négociation avec le chef de gare ou un employé ne mène nulle part, la consigne est appliquée sans faiblesse. L’entreprise veille à la cohésion de ses espaces publics et à son image. Ne pas s’y conformer expose à une sanction immédiate, voire à une exclusion des lieux.
Dans le train, consigne stricte mais application parfois nuancée
Les quais ne sont pas les seuls concernés : à bord, même logique. L’interdiction est la règle, et le dialogue avec le personnel aboutit rarement à une entorse. Pourtant, la réalité laisse parfois entrevoir de légères marges. Imaginons un voyageur seul dans un compartiment, qui demande à vapoter ; il arrive que le contrôleur, conciliant ou discret, ferme les yeux pour ce trajet précis. Mais il s’agit d’une exception, rien d’automatique. La tolérance varie selon le contexte, l’attitude du voyageur ou l’humeur du contrôleur ; le règlement, lui, ne varie pas. Garder une e-cigarette rangée ne cause aucun souci, c’est le fait de vapoter qui pose problème. Les faveurs octroyées sont rares, un peu plus envisageables dans le train que sur le quai ou dans la gare, mais demeurent précaires.
Des trains allemands, des règles multiples
Peut-on espérer retrouver la même politique de la Deutsche Bahn sur tous les réseaux allemands ? Pas si simple. Chaque société privée, chaque ligne régionale fixe ses propres règles. Nulle norme uniforme, et dans certaines gares non gérées par la Deutsche Bahn, les pratiques varient : interdiction totale, tolérance discrète ou espaces dédiés, il faut s’adapter à chaque contexte. Ceux qui misent sur une certaine liberté lors d’un trajet hors Deutsche Bahn risquent donc l’erreur : la plupart des compagnies se sont alignées sur le modèle le plus strict. Même dans les réseaux urbains ou municipaux subsistent quelques variantes, comme des zones autorisées ou des politiques assouplies. Avant de sortir sa e-cigarette, mieux vaut donc se renseigner directement auprès du personnel sur place ; on évite ainsi les déconvenues et les rappels à l’ordre inattendus.
Références photographiques
Couverture : fotolia #119090624 | Auteur : den-Belitsky

