Impossible d’effacer son visage de nos mémoires collectives : Daniel Radcliffe, lunettes rondes et cicatrice sur le front, reste pour beaucoup le seul et unique Harry Potter. Après une décennie à incarner l’apprenti sorcier le plus célèbre du monde, l’acteur britannique a fait un choix radical. Terminées les grandes machines hollywoodiennes ; Radcliffe s’est tourné vers le cinéma indépendant, se frottant à des rôles inattendus et des univers variés. Mais les rumeurs vont bon train : l’adaptation de la pièce « The Cursed Child » de J.K. Rowling pourrait bientôt devenir une réalité sur grand écran, une fois la saga « Fantastic Beasts » bouclée. Daniel Radcliffe ne ferme pas totalement la porte à un retour, mais pose une condition non négociable.
« L’enfant maudit » prolonge la saga Harry Potter, mais tout est loin d’être écrit
Des années se sont écoulées depuis la dernière bataille de Poudlard. La pièce « Harry Potter and the Cursed Child » ramène le public dans le monde des sorciers, mais avec Harry, Ron et Hermione plongés dans leurs responsabilités d’adultes. Warner Bros. n’a pas laissé filer l’occasion : le studio a acquis les droits de cette création théâtrale, réveillant l’envie d’un passage sur grand écran.
Pourtant, il faudra s’armer de patience. La série « Fantastic Beasts » n’est pas terminée, et le studio donne la priorité à cette franchise. Au mieux, le projet pourrait voir le jour dans plusieurs années ; à ce moment-là, les anciens acteurs seraient au diapason avec l’âge de leurs personnages, donnant encore plus de poids aux spéculations sur leurs retours.
Mais parmi les visages familiers, certains affichent une distance. Tom Felton, qui a incarné Draco Malfoy, a avoué que son histoire avec la saga était complète selon lui. Et même si Warner lançait la machine, rien ne permet d’affirmer que les interprètes historiques accepteraient de revenir. L’hypothèse d’une réunion du trio d’origine reste, pour l’heure, très incertaine.
La décision revient à J.K. Rowling, et les avis divergent
Tom Felton, lors d’une interview donnée à Red Carpet News TV en 2019, rappelait la fierté du groupe d’avoir contribué à ce phénomène mondial. Néanmoins, il ne cache pas que l’avenir de l’univers peut très bien se dessiner sans eux : Warner Bros. pourra continuer l’aventure Harry Potter avec d’autres visages ou explorer de nouveaux récits.
Felton exprime clairement la lassitude d’un passé déjà bien exploité : huit films, c’est suffisant pour marquer les esprits. Imaginer un film « The Cursed Child » sans les acteurs originaux semble difficile, mais dans les faits, c’est aujourd’hui l’issue la plus tangible.
De son côté, le producteur Lionel Wigram a déjà abordé publiquement la question d’une adaptation cinématographique de la pièce. Il estime que seule J.K. Rowling détient la clé. Si elle le décide, il considère le film envisageable. Mais personne ne s’avance, et pour le moment, une incertitude persistante domine.
Radcliffe ne reviendra pas si Rowling supervise le projet
L’engagement de Wigram pour préserver la richesse de l’univers Harry Potter ne faiblit pas. Il identifie aussi le caractère singulier de « L’Enfant maudit », qui ne s’inscrit pas dans la continuité directe des films précédents. Mais tout dépend du bon vouloir de Rowling, à qui reviendra la décision finale d’en autoriser l’adaptation au cinéma.
Un point de blocage majeur subsiste : l’éventuelle implication de J.K. Rowling dans le futur film. Daniel Radcliffe refuse d’avancer si elle supervise le projet. Ses récents désaccords avec l’autrice, notamment à cause de ses déclarations et de la vive polémique entourant son roman « Troubled Blood » publié sous un pseudonyme, l’ont convaincu de mettre une barrière nette. Certaines critiques, relayées dans la presse britannique, accusent le livre de soutenir des stéréotypes perçus comme discriminatoires.
Radcliffe a donc tenu à se dissocier publiquement, refusant de cautionner des propos qu’il désapprouve. D’après plusieurs médias américains, pour retrouver la baguette de Harry, il exige que la créatrice de la saga reste en retrait du projet. Revenir un jour à ce rôle mythique ? Ce n’est envisageable pour lui que si le contexte et l’équipe artistique changent radicalement.
Un éventuel retour d’Harry Potter au cinéma s’annonce terriblement incertain. Si le silence se brise et qu’une nouvelle aventure surgit, ce sera dans un climat radicalement changé où chaque décision comptera. À l’écran, la magie ne reviendra qu’à travers des choix assumés et, probablement, une distribution transformée.

